Wafa Masghouni, numéro un mondial des −62 kg, ouvre notre rendez-vous hebdomadaire — et notre classement pound for pound.
Sur le papier, la meilleure athlète africaine de taekwondo, ce printemps 2026, est tunisienne. Wafa Masghouni occupe la première place mondiale des −62 kg — pas la première africaine, la première tout court — avec 222 points, et pointe deuxième dans le tableau olympique des −67.
Ils ne sont que trois Africains à tenir un rang de numéro un mondial ce mois-ci : Masghouni en −62, Mohamed Khalil Jendoubi en −58, Seif Eissa en −87. Deux Tunisiens, un Égyptien — la carte du sommet africain, et elle n’a rien d’un hasard.
Numéro un mondial. Pas numéro un africain : numéro un, point.
La Tunisie n’aligne pas une championne isolée : elle pousse une génération. Derrière Masghouni et Jendoubi, Firas Katousi figure parmi les tout meilleurs −80 kg de la planète. C’est une filière, pas un accident — et elle tire vers le haut tout le continent, qui place trois athlètes au sommet mondial et dix-huit dans les vingt premiers mondiaux.
Le long cycle de qualification olympique vers Los Angeles 2028 est lancé. Pour Masghouni, deuxième mondiale du tableau olympique des −67, c’est l’une des meilleures positions de départ qu’on puisse rêver sur le continent.
On la retrouvera ici chaque semaine, elle et les autres. Parce qu’un classement, ça se lit ; un champion, ça se raconte.